Les civilisations des pierres dressées

30. janv., 2016

Voir Gavrinis de l'extérieur , imposante construction sur cette toute petite ile du Morbihan c’est déjà remonter le temps. Construit vers 3500 ans BC, au Néolithique, environ 1000 ans avant Stonehenge, et les célèbres pyramides d’Egypte le cairn de Gavrinis est une architecture funéraire de pierre sèche, abritant une sépulture de nos très lointains ancêtres batisseurs mégalithiques.



Le Cairn est une sorte de proto pyramide a degré de plus de 50 mètres de diamètre et 6 mètres de haut,.qui maitrise la construction par encorbeillement des pierres sans aucun mortier.
La même technique que l'on retrouvera bien plus tard à la base des constructions pyramidales egyptiennes et des tholos mycéniens.

Péneter à l' interieur de Gavrinis, c’est admirer une profusion de gravures d’une rare finesse, que l’on ne retrouve nulle part au monde. Haches, arcs, spirales, doubles serpents… y sont représentés. L'ornementation exhubérante recouvre presque toute la surface des dalles : 23 piliers sont ornés.

Mais que symbolisent-ils ? Qui étaient les batisseurs ? Comment vivaient-ils ?


A l'interieur du Caïrn on découvrit une dalle recouvrant la chambre centrale. La face supérieure porte une grande "hache-charrue", une figure de bovidé, ainsi que les cornes et l'échine d'un deuxième animal.

L'origine et l' histoire de cette pierre est étonnante : cette dalle se raccorde en effet à deux autres pierres qui forment, l'une, la "Table des Marchands", l'autre, celle du caveau d'Er Vinglé, tous deux situés à Locmariaquer (lieu d' un autre grand site mégalithique) , distants d'environ 4 km à vol d'oiseau de Gavrinis.

Charles-Tanguy Le Roux, archéologue responsable des fouilles, a montré, par l'étude des cassures et des décors, que ces trois morceaux formaient initialement un menhir de 14 mètres de haut, sans doute dressé non loin du "Grand Menhir Brisé" de Locmariaquer.
Ce menhir a été abattu et débité pour recouvrir ensuite les trois tombeaux de Gavrinis.

Vers 3000 BC ce site semble être abandonné. on en connait pas la cause. Les bâtisseurs ont peut être changé de paradigme, de rites funéraires ou se sont
tournés vers de nouveaux horizons...

8. sept., 2015

 

Longtemps le megalithisme a Malte fut à tord , envisagé comme tardif, notamment a  cause des décorations de spirales sculptées, motifs
connus sur les bas-reliefs du temple Tarxien comme sur l’une des
stèles du Cercle A de Mycènes, où des parallélismes existaient. Les datations radiocarbone
des années soixante/soixante-dix allait réduire à néant ces hypothèses. Les
monuments maltais sont datés de − 3700 à − 2500. Ils précèdent donc de un à
deux millénaires les expériences mycéniennes en matière de constructions dites "cyclopéennes"...

La période des temples megalithiques maltais est aujourd'hui datée entre - 4 100 et - 2500 av JC .

Cette petite ile de méditérranée nous plonge donc au racine même du megalithisme , la plus ancienne forme d'architecture monumentale de l' humanité.

Sur une si petite superficie que compte ce territoire ce n'est pas moins d'une cinquantaine de temples qui ont pu etre recencés !

Ces monuments paraissent avoir été destinés aux diverses communautés maltaises
mais on ne peut évacuer l’idée que certains drainaient des populations de
tout l’archipel (et au-delà ?) en raison d’une « renommée » particulière.
Des
« spécialistes » étaient probablement chargés de la liturgie. On peut émettre
l’hypothèse que si des « pèlerins » se regroupaient sur les parvis spacieux face
aux entrées, l’accès à l’intérieur des monuments était certainement réservé à un
petit nombre de personnes et d’abord aux « officiants ».
L’archéologie « civile »
de cette période à Malte demeurant mal connue, les sanctuaires et les hypogées (tombes souterraines aplusieurs niveaux) constituent la seule source d’informations notable.

Cette hypothèse de Malte comme sanctuaire drainant de nombreux pelerins du néolthique, d'une caste sacerdotale particuliere et renommée officiant dans ces temples , voire une organisation type rois prêtre , est avancée par l'un des plus grand spécialiste du

néolithique européen, Monsieur Guilaine.

LES VENUS DE MALTE

A l'image des cultes prehistoriques européens , on retrouva dans certains de ces temples plusieurs statuettes dites des "Venus"

La celebre dame endormie retrouvée dans l' hypogée d' Hal-Saflieni mais aussi 5 statuettes de ce type decouverte à Hagarim. Appelée Vénus de Malte, cette figure feminine  de culte aux jambes énormes, en jupe et dépourvue de tête , non que les têtes furent cassées mais en fait elles etaient amovibles (voir trou dans les statues) ce qui suggèrent une "interchangeabilité" 

 

LA FACE MOINS CONNUE DU MEGALITHISME MALTAIS:

 

PRETRES "SERPENTS" - DEESSE GUERISSEUSE - ACTES CHIRURGICAUX ?

On comprend déjà à travers ces decouvertes l' importance et la renommée de Malte à cette epoque reculée. Mais historiens et archéologues ne vont pas au delà de cette presentation pour le grand public du moins...

Certains aspects du megalithisme maltais restant en effet troubles voir pouvant être choquants pour nos contemporains:

Par exemple, Dans le temple mégalithique de Hal Saflieni, à Malte, des hommes avec un volume crânien extraordinaires ont été enterrés.
On sait que jusqu'en 1985 un certain nombre de crânes, trouvés dans les temples maltais à Taxien, Ggantja et Hal Saflieni, ont été exposés dans le Musée Archéologique de La Valette.  Mais depuis quelques années, ils ont été enlevés et placés dans les dépôts.   Aujourd'hui seules les photographies prises par les chercheurs Dr. Anton Mifsud et son collègue, le Dr Charles Savona Ventura, témoigne de l'existence de ces crânes.

La pluspart sont anormalement développés  forés et gonflés prouvant qu'il ya des deformations crâniennes volontaires sur ces individus, pratique sans doute liée à un culte ou à des pratiques thérapeuthiques ou spirituelles.

Malte et Gozo semblent être depuis l'époque pré-historique, des lieux où des «cures médicales» ont été menées. 

Sans aller chercher tres loin , à notre connaissance et malgré un matériel tout à fait exploitable, aucune etude adn n' a été menée sur ces crânes... Ce fait plus le retrait de ces crânes d'une exposition publique démontrent qu' on ne cherche pas forcement à communiquer sur qui etaient en charge des temples megalithiques maltais ... ni à faire resurgir du passé leurs pratiques.

Une bonne partie des 7000 squelettes deterrés dans le Hal Saflieni et examinés par Thémistocle Zammit en 1921, ont démontré des déformations artificielles . Un squelette du groupe qui a été déterré par l'archéologue, Brochtorff Circle, montre des signes évidents de la déformation intentionnelle à travers la servitude. Ces déformations eurent lieu pour diverses raisons: initiations, matrimonies, rituels ou des punitions pour des crimes ou des transgressions sociales.  Ont été egalement constaté incisions, perforations,  transfert total partiel, cautérisations, abrasions, insertions de corps étrangers dans les muscles, modification des organes pour, des raisons médicales ou cosmétiques ou à des fins magiques, ceci faisait partie des pratiques qu'on classerait en effet aujourd'hui comme cruelles .

La dolichocéphalie volontairement accentuée sur certains crânes (allongement de la boite crânienne) retrouvés dans ces temples  laisse supposer que la tête longue et les traits tirés de ces individus (du à la forme de ces crânes) ont pu etre assimilés à ceux de la face d'un serpent. De telles deformations agissent forcement sur le fonctionnement du cerveau et peut être ces hommes avaient des visions / hallucinations / etc... considérées comme étant la preuve d'un lien avec la déesse. Dans l'antiquité, le serpent a été de plus associé à la déesse et aux capacités de guérison.

Le megalithisme Maltais pris fin vers 2500 av JC.  Malte semble avoir été envahie par des  peuples guerriers (à priori en provenance de sicile et italie ) qui se traduit par l' introduction du metal  et une periode cahotique et difficilement retraçable de 300 ans. Jusqu' à l' arrivée des Phéniciens qui font de Malte un de leurs avant poste maritime.

 

@Histoire Secrete - Septembre 2015

30. mars, 2015

La Sardaigne fait egalement partie de ce vaste ancien  ensemble megalithique européen.

Un fameux menhir dit Stele de Boeli , temoigne de l'expression d'une culture megalithqiue importante en Sardaigne connue sous le nom de Culture de Ozieri ( 3300 - 2480 BC)

perda  

Ce menhir / stèle  presente une iconographie très spécifique:

Série incisées de coupelles et de cercles concentriques , Iconographie commune et similaire à ce que l'on retrouve sur d'autres sites megalithiques en Ecosse , irlande, Galles, Angleterre,  Bretagne, Espagne cantabérique.

ex: coupelles et cercles concentriques en Angleterre:

Une pierre de plus qui permet de comprendre que ces civilisations megalithiques d' Europe

avait des références/bases communes et largement diffusées...

 

20. janv., 2014

Les plus connues se trouvent en Angleterre , en Irlande, en Ecosse et en Bretagne, mais on en trouve également en Suède, au Danemark, dans la région parisienne, dans le midi de la France, en Corse, en Sardaigne, au Pays Basque, en Espagne, au Portugal et en Afrique du Nord. Toutefois la plus grande densité de mégalithes se trouve à l'extrême ouest du continent européen, du côté atlantique .

De façon indirecte cela reflète les 2 visages de l'europe ancienne - Des cultures nordiques et occidentales peut etre en droite ligne du mesolithique , attachées à ce culte de pierres (soit par tradition, soit par réaction) face à des fermiers du néolithiques  venus d'europe du sud est  et d'europe centrale qui eux ne developpent pas (ou peu) ces références megalithiques.

 

20. janv., 2014

Le plus grand complexe de monuments mégalithiques de l'Europe préhistorique se trouve à Carnac dans le golfe du Morbihan, en Bretagne.
Ces monuments furent construits au néolithique et à l'âge du bronze ancien, des environs de 4500 à 2000 av. J.-C. Rien a voir donc avec la civilisation Celte qui fut longtemps par erreur associée à ces complexes mégalithiques.

Les alignements de Le Menec, Kermario et Kerlescant totalisent 2 934 menhirs, alignés sur une distance de quatre kilomètres. Nous ignorons encore aujourd'hui dans quel but ces alignements furent érigés.