Blog des enigmes des Andes

5. juin, 2014

Le Monolithe de Sayhuite au Perou
Dans la région Apurimac à 47 km de la ville de Abancay
On dirait une maquette tridimensionnelle d'une ville en fait , avec systeme d'irrigation etc...
plus de 200 figures géométriques et zoomorphes y sont gravées.
Pour certains cette pierre serait "INCA" et représenterait la "carte symbolique de l' empire Inca".
Pour le découvreur Hemming ça serait une maquette de l'ancien temple Sayhuite
Personnellement je n'ai jamais vu d' équivalent (carte en 3 dimensions) ailleurs dans l' empire Inca ni dans d'autres civilisations anciennes. Enfin du moins dans les déjà répertoriées...

23. mai, 2014

 

Culte des morts au Perou


Les Peruviens traitaient les morts comme s'ils étaient encore en vie. Ils les momifiaient
et les gardaient près d'eux ,pour les associer à leur vies quotidiennes, les vêtir, les nourrir , les toiletter, et ce regulièrement. Ayant même parfois des relations sexuelles (dans le cas d' époux/epouses) avec eux .


Aussi étrange que cela puisse aujourd'hui nous parraître Il n' y avait pas vraiment de frontière entre la vie et la mort pour ces cultures. C'etait en quelque sorte des "morts vivants" dont la force vitale demeurait et devait être entretenue.

Même quand il y avait des batailles , les momies des ancêtres partaient aussi sur le front.

Ils travaillaient pour eux , leurs faisaient des offrandes, les consultaient pour des decisions
importantes (mariages, entreprise, travaux des champs, en cas de crises egalement etc...),les sortaient pendant un festival et les invitaient lors de banquets festifs . Ce sont eux qui possèdaient encore les terres...
En honnorant ainsi leurs momies et ancêtres , les peruviens (de differentes cultures pré-incaiques jusqu' aux derniers incas) pensaient obtenir protection (les morts etaient censés controler les forces de la nature) et garantie d'une bonne situation future.

Le perou pre colombien (et le Chili) possèdent les plus veilles momies du monde...

Bien avant les egyptiens,il y a plus de 7000 ans un modeste peuple de pecheurs, les Chinchoros
(communautés au perou et au chili) commença à momifier leurs defunts,
On peut considérer que se sont les premiers "momificateurs" du monde vers 5000 BC , une pratique atteignant son pic vers 3000 BC.
Une technique de momification assez spéciale et différente de celles des egyptiens toutefois.
Et qui évolua dans le temps.

Un culte des momies qui fut d'abord une pratique familiale avant de devenir
un fondement de l'empire et de la société Inca avec le culte officiel des momies royales.

Les momie etaient donc sacrées. Enlever ou détruire une momie de ses ancêtres était la pire abomination qu'on aurait pu faire à un ennemi. On pense même que les Huaris (ancêtres des incas) aient pu confisquer leurs momies aux cultures asservies (avec des "droits de visites"), afin d'obtenir une totale coopération, en menacant de les profaner s'ils ne coopéraient pas.


Il y avait aussi une sorte de dependance supersticieuse vis à vis des morts qui finalement
tenaient la destinée des vivants entre leurs mains inanimées...

Cependant ce culte a eu des consequences nefastes: Aussi bien au niveau des
décisions à prendre,  que des richesses (les empereurs ne pouvaient pas confisquer
terres et richesses appartenaient toujours au defunt), le pouvoir impérial se voyait affaibli à cause de ce culte généralisé.
 

Choc des civilisations


Quand les espagnols découvrirent ces pratiques ils furent d'abord horrifiés puis comprirent egalement qu'il fallut faire cesser ce culte,  pour pouvoir diriger complement le pays.

Des multitudes de momies furent impitoyablement brulées en place publique...Cependant même les Incas essayaient de recuperer les cendres pour adapater leur culte aux "cendres des ancêtres".
Quant à la pratique de l' enterrement chrétien , elle etait perçu comme un acte de barbarie.
Les membres des familles andines venaient le soir deterrer l'ancêtre pour le sauver
d' une agonie certaine (enfermé dans le sol, etouffant, isolé , sans contact , sans possibilité de boire ou de manger etc...).

A nos yeux ce culte andin semblait malsain , à leur yeux ce que nous faisions subir à nos ancêtres etait inhumain...

Aujourd'hui officiellement du moins le culte des morts et des momies n'existe plus en zone andine.

16. févr., 2014

De nouvelles informations suite à des etudes génétiques menées sur les cranes allongés au Perou pourraient eclairer l'enigme d'une façon très intéressante pour la compréhension de l'identité génétique de ces cultures pré-Inca.

L'allongement des Cranes , une pratique ancestrale et une technique connue mais...

Il est vrai que la deformation des cranes par allongement est une pratique connue sur de nombreux continents et dans diverses cultures . Elle fut très pratiquée au Pérou de tout temps et durant tout l' empire Inca. Mais dans les cultures pré Inca egalement en Bolivie et au Perou ( Paracas, Ica , Nazca etc ...). Elle l'etait egalement en meso amerique chez les mayas et probablement chez les olmèques egalement.

Enfin dans le monde entier en Sibérie, en Europe, dans le caucase,  en afrique occidentale , à Malte, en Nubie , en Egypte depuis les periodes prédynastiques jusqu'au au nouvel empire, et même chez les aborigènes australiens, des hommes ont pratiqué l' allongement de leur crane.

Cependant cette pratique très rependue dans la zone Perou / bolivie n'explique pas tous les cas des cranes allongés retrouvés ! Certains individus semblaient porteur d'une dolycocephalie ( forme de crane tres allongée) naturelle très prononcée.

Cette hypothèse n' a jamais été retenue par les scientifiques "academiques" (hors cas et explications pathologiques)

Alors même que des momies de foetus humains ayant déjà un crane allongé avait été découvertes dès les années 60 ! 

Si la déformation crânienne (généralement avec des planches en bois et pratiqué sur le crane des nourrissons) modifie la forme du crâne, il n'altère pas son volume, poids ou autres éléments qui sont caractéristiques d'un crâne humain normal.

Or par exemple certains cranes retrouvés à Paracas présenteraient un volume crânien qui est jusqu’à 25 % plus grand et un poids plus lourd que les crânes humains classiques. Ainsi que quelques autres "specificités" au niveau des parietals, de la proeminences de la machoire , etc...

 

Un petit flash back historique  avant de presenter ces analyses .

 

La civilisation de Paracas est une civilisation précolombienne, située sur la presqu'île de Paracas, au Perou.

Elle pratiquait également une déformation cranienne (allongement) dans un but esthétique, ainsi que la trépanation rituelle, parfois répétée.

On pourrait penser que ces deformations craniennes soient assez rescentes. Offciellement la culture Paracas aurait existé entre - 800 av JC et + 200 ans ap JC. Après l'an 200, la civilisation de Paracas se fond dans celle de Nazca qui poursuit ces deformations.

 

Mais Les ossements humains de « l'Homme de Paracas » découvert dans la Pampa de Santo Domingo ont été datés au radiocarbone 14 à 6 870 ans av. J.-C. Un autre cas semblable fut mis au jour à Paracas : il s'agit d'un homme à la tête allongée (Hombre de Cabeza Larga), Il fut daté également au C14 à env 5 000 ans av. J.-C.

Donc on a une preuve que ces cranes allongés (qu'ils soit naturels ou deformés volontairement) etaient là bien avant la naissance de la civilisation Paracas.

A Paracas  toujours, un archéologue péruvien, Julio Tello,  fit une découverte étonnante dès 1928 – un cimetière contenant des tombes remplies avec les restes de personnes avec des crânes allongés (plus de 300 cranes allongés). Ce cimitière datait d'environ 3000 ans.

Analyse ADN de ces cranes

 

M. Juan Navarro, propriétaire et directeur du musée local d’histoire de Paracas, qui abrite une collection de 35 des ces crânes , a autorisé le prélèvement d’échantillons sur 5 d'entre eux.

Les échantillons étaient constitués de cheveux, y compris les racines, une dent, des os de crâne et de la peau, et ce processus a été soigneusement documenté par des photos et des vidéos.

Des échantillons de trois crânes ont été envoyés à l’analyse, bien que le généticien (dont l'identité n' a pas été précisée pour l'instant)  n’a pas eu connaissance de ce qu’il devait rechercher, pour ne pas créer des idées préconçues.

Les résultats de l’analyse de l’ADN de l’un des crânes sont maintenant de retour, et Brien Foerster, auteur de plus de dix livres et chercheur indépendant en Amérique du Sud, à l'origine de cette demarche, communique actuellement via son site facebook sur les résultats préliminaires de l’analyse.

Selon l'interpretation de ces premières analyses (qui ne sont semble t il qu' au stade préliminaire) L’ADN mitochondrial présenterait des mutations inconnues de l' homme moderne.

(nota: il faudrait avoir une etude génétique complète et des references pour savoir s'il s'agit bien de mutations et si oui en avoir le detail...)

En l' etat cela pourrait signifier une possible "hybridation" dans cette zone géographique avec un homo de type inconnu  ( de la même façon que Homo sapiens l' a fait avec l' Homme de Denisova  ou de Neandertal en Eurasie par exemple).

En extrapolant peut etre que cet ancien type d' homo avait un crane très allongé et à transmis cette caractéristique génétique naturelle à une partie de la population sapiens locale ? Serait il à l'origine de culte de deformation craniène de le part des autres sapiens "non hybridés" pour lui ressembler ? Enfin là on ne peut que supposer pour l'instant...

Dans tous les cas ces recherches s' annoncent passionnantes tant génétiquement que historiquement .

Le plus simple serait tout de même qu'elles puissent rapidement etre verifiées / recoupées par d' autres laboratoires (re)connus ? On ne peut pas dire en effet que ce soit la matière à étudier qui manque à Paracas ou dans la zone andine !

 

 

 

 

 

 

 

14. nov., 2013

Les Inca disposait de calculateurs ! Ces yupanas sont des blocs de pierre d’à peu près trente centimètres sur vingt, révélant de nombreuses cavités sculptées sur la partie supérieure, avec, dans ces cavités, des haricots blancs, disposés en apparence au hasard.
l’énigme n’est rien d’autre que le fruit d’un malentendu étayé par plusieurs sources : celui de la conviction selon laquelle les Incas calculaient avec un système décimal semblable au nôtre. En fait, Nicolino De Pasquale a découvert qu’ils comptaient selon un système quadridécimal [de base 40], et il l’a démontré en se servant de deux maquettes de yupana en bois. La plus simple révèle cinq ou six séries de quatre cuvettes superposées.

La calculatrice des Incas fonctionne de droite à gauche, en partant de la première cuvette en bas (cuvette qui, selon un dessin ancien, serait celle de l’unité et contient donc une bille qui vaut 1). La cuvette suivante contient, quant à elle, deux billes valant chacune 2, la troisième trois billes valant chacune 3, la quatrième cinq billes valant chacune 5. La somme correspond donc à : 1 + 4 + 9 + 25 = 39. La cuvette de droite de la série supérieure vaut 40, celle d’à côté 80, et ainsi à l’infini. En d’autres termes, il s’agit d’une progression géométrique qui, curieusement, reproduit le phénomène de la multiplication des cellules. Quelques particularités toutefois : le 0 n’existe pas et un même nombre peut s’écrire de différentes manières. La méthode fonctionne quel que soit le calcul demandé. De Pasquale , ingénieur italien ene aéronautique en a fourni plusieurs démonstrations. Il a ainsi damé le pion de la fine fleur des chercheurs et des anthropologues...

[source : Courrier international – février 2004]

8. nov., 2013

Le Pérou a vu éclore un nombre considérable de civilisations pré incas dont on ne connait que celles qui ont laissé des monuments et sites étendus. Pour autant certaines cultures pre inca nous restent quasiment inconnues encore aujourd'hui.
Par exemple celle qui a produite cette céramique.

C'est en 1963, à la faveur d'un article de journal qui se faisait l'écho du pillage de près de 1500 tombes pré-incaïques situées sur les pentes du Cerro Vicús, près de Piura dans le Nord du Pérou, que l'on découvrit l'existence d'une culture de la Période Formative jusque là à peu près inconnue.
La culture Vicús, sur laquelle se pencha alors l'archéologue Luis Lumbreras, se développa sur les bords du Rio Piura entre 500 avant J.-C. et 500 après J.-C. Elle a laissé une très riche céramique qui possède de nombreux points communs avec celle d'autres cultures contemporaines situées plus au Sud, dans les régions de Trujillo et de Lambayeque.