16. févr., 2014

Etape 26: Les Cranes allongés au Perou

De nouvelles informations suite à des etudes génétiques menées sur les cranes allongés au Perou pourraient eclairer l'enigme d'une façon très intéressante pour la compréhension de l'identité génétique de ces cultures pré-Inca.

L'allongement des Cranes , une pratique ancestrale et une technique connue mais...

Il est vrai que la deformation des cranes par allongement est une pratique connue sur de nombreux continents et dans diverses cultures . Elle fut très pratiquée au Pérou de tout temps et durant tout l' empire Inca. Mais dans les cultures pré Inca egalement en Bolivie et au Perou ( Paracas, Ica , Nazca etc ...). Elle l'etait egalement en meso amerique chez les mayas et probablement chez les olmèques egalement.

Enfin dans le monde entier en Sibérie, en Europe, dans le caucase,  en afrique occidentale , à Malte, en Nubie , en Egypte depuis les periodes prédynastiques jusqu'au au nouvel empire, et même chez les aborigènes australiens, des hommes ont pratiqué l' allongement de leur crane.

Cependant cette pratique très rependue dans la zone Perou / bolivie n'explique pas tous les cas des cranes allongés retrouvés ! Certains individus semblaient porteur d'une dolycocephalie ( forme de crane tres allongée) naturelle très prononcée.

Cette hypothèse n' a jamais été retenue par les scientifiques "academiques" (hors cas et explications pathologiques)

Alors même que des momies de foetus humains ayant déjà un crane allongé avait été découvertes dès les années 60 ! 

Si la déformation crânienne (généralement avec des planches en bois et pratiqué sur le crane des nourrissons) modifie la forme du crâne, il n'altère pas son volume, poids ou autres éléments qui sont caractéristiques d'un crâne humain normal.

Or par exemple certains cranes retrouvés à Paracas présenteraient un volume crânien qui est jusqu’à 25 % plus grand et un poids plus lourd que les crânes humains classiques. Ainsi que quelques autres "specificités" au niveau des parietals, de la proeminences de la machoire , etc...

 

Un petit flash back historique  avant de presenter ces analyses .

 

La civilisation de Paracas est une civilisation précolombienne, située sur la presqu'île de Paracas, au Perou.

Elle pratiquait également une déformation cranienne (allongement) dans un but esthétique, ainsi que la trépanation rituelle, parfois répétée.

On pourrait penser que ces deformations craniennes soient assez rescentes. Offciellement la culture Paracas aurait existé entre - 800 av JC et + 200 ans ap JC. Après l'an 200, la civilisation de Paracas se fond dans celle de Nazca qui poursuit ces deformations.

 

Mais Les ossements humains de « l'Homme de Paracas » découvert dans la Pampa de Santo Domingo ont été datés au radiocarbone 14 à 6 870 ans av. J.-C. Un autre cas semblable fut mis au jour à Paracas : il s'agit d'un homme à la tête allongée (Hombre de Cabeza Larga), Il fut daté également au C14 à env 5 000 ans av. J.-C.

Donc on a une preuve que ces cranes allongés (qu'ils soit naturels ou deformés volontairement) etaient là bien avant la naissance de la civilisation Paracas.

A Paracas  toujours, un archéologue péruvien, Julio Tello,  fit une découverte étonnante dès 1928 – un cimetière contenant des tombes remplies avec les restes de personnes avec des crânes allongés (plus de 300 cranes allongés). Ce cimitière datait d'environ 3000 ans.

Analyse ADN de ces cranes

 

M. Juan Navarro, propriétaire et directeur du musée local d’histoire de Paracas, qui abrite une collection de 35 des ces crânes , a autorisé le prélèvement d’échantillons sur 5 d'entre eux.

Les échantillons étaient constitués de cheveux, y compris les racines, une dent, des os de crâne et de la peau, et ce processus a été soigneusement documenté par des photos et des vidéos.

Des échantillons de trois crânes ont été envoyés à l’analyse, bien que le généticien (dont l'identité n' a pas été précisée pour l'instant)  n’a pas eu connaissance de ce qu’il devait rechercher, pour ne pas créer des idées préconçues.

Les résultats de l’analyse de l’ADN de l’un des crânes sont maintenant de retour, et Brien Foerster, auteur de plus de dix livres et chercheur indépendant en Amérique du Sud, à l'origine de cette demarche, communique actuellement via son site facebook sur les résultats préliminaires de l’analyse.

Selon l'interpretation de ces premières analyses (qui ne sont semble t il qu' au stade préliminaire) L’ADN mitochondrial présenterait des mutations inconnues de l' homme moderne.

(nota: il faudrait avoir une etude génétique complète et des references pour savoir s'il s'agit bien de mutations et si oui en avoir le detail...)

En l' etat cela pourrait signifier une possible "hybridation" dans cette zone géographique avec un homo de type inconnu  ( de la même façon que Homo sapiens l' a fait avec l' Homme de Denisova  ou de Neandertal en Eurasie par exemple).

En extrapolant peut etre que cet ancien type d' homo avait un crane très allongé et à transmis cette caractéristique génétique naturelle à une partie de la population sapiens locale ? Serait il à l'origine de culte de deformation craniène de le part des autres sapiens "non hybridés" pour lui ressembler ? Enfin là on ne peut que supposer pour l'instant...

Dans tous les cas ces recherches s' annoncent passionnantes tant génétiquement que historiquement .

Le plus simple serait tout de même qu'elles puissent rapidement etre verifiées / recoupées par d' autres laboratoires (re)connus ? On ne peut pas dire en effet que ce soit la matière à étudier qui manque à Paracas ou dans la zone andine !