Gizeh: devoiler le secret !

19. mai, 2018

Au sud du Caire,  s'étend le plateau de Saqqarah. C'est là que dès les premières dynasties les rois et les membres de l'aristocratie d' Egypte  y font bâtir leur Mastaba (Tombe)

Exemple de Mastaba (initialement en briques , puis en pierres) egyptien en photo:

Image associée

Les plus anciennes tombes des rois de la 1 ere Dynastie datent à Saqqarah d'environ 3150 ans av JC.

C'est à Saqqarah aussi que la première pyramide egyptienne achevée, fut édifiée par IMHOTEP, l'architecte du Pharaon DJESER (III eme dynastie) dans le courant du XXVII eme siecle avant JC (vers 2670-2630 ans av JC variant selon les estimations datations des égyptologues). 

Pyramide dite à degrés car en fait elle empile plusieurs constructions dont des Mastabas pour atteindre environ 60 mètres de hauteur (x 120 m x 110 m) 

Plan and Section of the Step Pyramid

 En soit cette première pyramide est donc déjà une merveille d' Egypte  mais elle reservait aussi d'autres surprises et merveilles : 

Dans les tunnels et galeries de la Pyramide de Saqqara ce n'est pas moins de 40 000 vases de pierre de très belle facture ( voir nos sujets sur les vases du prédynastique Egyptien)  qui ont été réunis dans cette structure funéraire royale. Pas tous fabriqués sous Djeser, puisqu'on retrouve des vases sur lesquels figurent des noms de rois de 1 er et 2 eme Dynastie...

On suppose que Djeser (ou d'autres pharaons avant lui ) avait "collecté" / pillé les anciennes tombes royales pour collectionner ces sublimes vases. Mais le mystere demeure de savoir qui les a reuni et placé dans la pyramide de Saqqarah.

Quelle sublime collection dans tout les cas ! 

Exemples de Vases decouverts dans la Pyramide de Saqqara

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Et pour moi l'autre merveille de Saqqarah sont les Mosaiques en Faiences qui ont été retrouvées sur les murs d la chambre funéraire de Djezer... Dont voici quelques photographies

 

Faience Panel

 Restored Faience Decoration in the Saqqara Museum 

Zoom sur plaquettes: Notez les surfaces vitrifiées qui donnaient à ces mosaiques un effet de brillance eclatante dans des coloris bleus / verts.

Toutes ces Merveilles qu'on peut encore admirer pratiquement 5000 ans après ...

@HIstoireSecrete  Mai 2018

23. déc., 2017

 

Assez peu médiatisée , elle se situe aux pieds de la grande pyramide , sous la chaussée royale de Khéphren à environ 200 Mètres du Sphinx 

 

 

Elle fut decouverte en 1945  mais il faudra attendre quasiment 50 ans pour qu'elle fasse l'objet de fouilles dans tous ces niveaux.  En effet cette tombe extraordinaire est composée de 3 niveaux dont les images détaillées et le schema a été reconstitué a partir de la base documentaire de Mr DANIKEN qui a eu la chance de pouvoir la visiter et filmer. 

Apres avoir descendu un tres large corridor on abouti à 1 salle entourée de 6 petites salles satellites , dans lequelles au moins 2 (parfois 3 selon les sources) contenaient de grands sarcophages en granit (photo sur schema). Des ossements humains ont été retrouvés dans un de ces sarcophages ( datés autour de 2400-2300 ans av JC) ainsi que des pots typiques de la dynastie Saitique ( courant VII eme siecle avant JC) prouvant que ce niveau avait été visité et sans doute réutilisé a cette epoque comme tombe egalement. 

Un autre conduit amene au niveau 3 , et là la surprise est totale, merveilleuse.

Dans une piece amenagée en Osirion , un lac central , et immergé dans ce lac un superbe sarcophage , avec l' inscription "La Maison d' OSIRIS" on suppose qu'il s'agit donc d'une tombe cénotaphe et symbolique d' Osiris comme celui qu'on retrouva à Abydos de SETHI 1 er.

Comme il y a des canaux et souterrains (malheureusement qui n'ont pu etre remontés - trop etroits, un robot y a été envoyé mais n' a pu remonter que 6.5 M (et découvrir qu'il y avait des bifurcations) , et que le niveau etait innondé. On suppose que cette piece etait raccordée soit au Nil soit à une source d'eau autre inconnue. 

Nous pensons qu'il y a un lien avec les informations anciennes que nous a donné Herodote sur Gizeh : 

 

qui precise que la grande pyramide de Kheops à Gizeh etait alors a son epoque une île "entourée des eaux du nils" qu'un canal venait raccorder au Plateau de Gizeh. 

Des fouilles récentes de M. Lehrner semblent accréditer la thèse que, au niveau de la chaussée , existait un port artificiel (pour acheminer par bateaux les blocs de pierres jusqu' aux pieds du chantier de la grande Pyramide) 

Il est difficile de se determiner sur la nature exacte de cette tombe, si elle a une fonction en lien avec ce complexe (soit canal , soit port) , et fut par la suite ( à la fin des travaux de la GP)  utilisée comme Tombe symbolique pour Osiris , qui rappelons le est considéré comme le Maitre du Plateau de Gizeh !  

Nou sommes par contre un peu surpris qu' aujourd'hui la tombe ne soit plus fouillée , interdite à la visite , et que les autorités egyptiennes ne communiquent plus vraiment sur elle. 

Les fouilles de Mr Zahi Hawas sembent l' avoir condamnée au statut de "tombe sans trop d'importance"... 

Personnellement je l' a trouve au contraire extraordinaire, avec son superbe sarcophage immergé , et qui risque de le rester longtemps encore... 

 

Tres peu de personnes ont eu la chance de la visiter ,  un de nos membres sur twitter nous a indiqué une source de première main qui lui a pu l' etudier sur le terrain . 

Nous vous conseillons fortement la lecture de son bel artcile pour complement d'information et de point de vue sur la decouverte de la Tombe d' Osiris a Gizeh !

Lien: http://www.egyptissimo.fr/pages/le-puits-d-osiris.html

 

@HistoireSecrete  Decembre 2017

 

4. nov., 2017

 

Decouvrir ce qui a été construit à Moéris ( Egypte) qui selon de nombreuses sources antiques

(dont Herodote) surpassait alors, même la grande pyramide de Gizeh. 

Suivre ce lien: http://fr.calameo.com/read/0009137040b5cd93f4f8e

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Details des témoignages historiques sur ce lieu : 

Le temple égyptien colossal a été nommé "Labyrinthe" par les Grecs .

Hérodote a écrit sur le labyrinthe après sa visite du bâtiment au Ve siècle av JC

Hérodote décrit le labyrinthe comme un grand monument pour les douze rois (dodecarchs), surpassant même les pyramides. Selon Aegyptiaca de Manethon, préservé dans un épitome du début du 3ème siècle CE, le labyrinthe était la tombe du roi Lachares. 

Pour Diodore de Sicile (1er siècle avant notre ère), l'énorme tombe collective des douze rois fut construite par Mendes, alias Marros. Suivant une tradition différente, il rapporte que le roi Menas a construit une pyramide carrée et le labyrinthe. 

Strabon , qui a visité l'Egypte en 25-24 AEC, donne une description topographique précise, localisant le labyrinthe et la pyramide dans une zone en forme de trapèze. Il mentionne également un village voisin.Pour Strabon, le labyrinthe était un palais, un lieu de rassemblement, de justice et d'offrande pour les nomes d'Egypte.

 L'histoire naturelle de Pline (vers 70 CE) attribue le grand labyrinthe au roi Petesouchos ou Tithoes. 

Son contemporain Pomponius Mela l' attribue à Psammetichus. 

Dans Aelius Aristides (CE 117-181) livre "Aigyptios" le labyrinthe est un simple sujet rhétorique illustrant la grandeur de l'Egypte (Aigyptios 48, 1). 

Selon l'Historia Augusta (écrite au début du 4ème siècle), l'empereur romain Septime Sévère a visité le site du labyrinthe lors de son voyage en Egypte en 199-200 CE. L'état de conservation du bâtiment à cette époque n'est pas clair, mais sa signification symbolique et sa renommée sont restées (Historia Augusta 17, 4).

Hérodote (vers 484-430 av. J.-C.): Un passage des Histoires, Livre, II, 148.

 

148. En outre, ils (les 12 rois) ont décidé de se joindre tous ensemble et de laisser un mémorial d'eux-mêmes; et ils firent faire un labyrinthe situé un peu au-dessus du lac de Moéris et presque à l'opposé de celui qu'on appelle la cité des Crocodiles. C'est ce que j'ai visité et je l'ai trouvé plus grand que ce que les mots peuvent dire. Car si l'on devait rassembler et compter tous les bâtiments et toutes les grandes œuvres produites par les Hellènes, ils se montreraient inférieurs en travail et en dépenses à ce labyrinthe, bien qu'il soit vrai que le temple d'Ephèse et celui de Samos sont des œuvres dignes de mention. Les pyramides aussi étaient plus grandes que ne peuvent le dire les mots, et chacune d'elles est égale à beaucoup d'œuvres des Hellènes, aussi grandes qu'elles puissent être; mais le labyrinthe surpasse même les pyramides.Il a douze cours couvertes, avec des portes se faisant face, six sur le côté nord et six sur le sud, se rejoignant l'un à l'autre, et le même mur les entoure tous dehors; et il y a deux sortes de chambres, l'une en-dessous de la terre et l'autre en dessus, au nombre de trois mille, de chaque genre quinze cents. Nous avons vu nous-mêmes les chambres supérieures, et nous les avons vues de nos propres yeux; mais les chambres souterraines dont nous avons entendu parler seulement; car les Égyptiens qui en avaient la charge ne voulaient en aucun cas les montrer, disant que c'étaient les sépulcres des rois qui avaient d'abord construit ce labyrinthe et des crocodiles sacrés. En conséquence nous parlons des chambres du niveau sous terrain  par ce que nous avons reçu par ouï-dire, tandis que celles du niveau superieur nous les avons vus et avons trouvé que c'était des œuvres depassant la grandeur humaine. Pour les passages à travers les chambres, et les allées et venues à travers les cours, qui étaient admirablement ornées, ont donné matière à merveille, comme nous sommes passés d'une cour aux chambres au-delà, et des chambres aux colonnades, et des colonnades aux autres pièces, puis des chambres à nouveau aux autres cours.Sur l'ensemble de ceux-ci est un toit fait de pierre comme les murs; et les murs sont couverts de figures gravées, chaque cour étant entourée de piliers de pierre blanche parfaitement assemblés; et à l'extrémité du labyrinthe, à l'angle de celle-ci, il y a une pyramide de quarante brasses, sur laquelle de grandes figures sont sculptées, et à ceci il y a un chemin fait sous terre.

149. Tel est ce labyrinthe; mais le lac, que l'on appelle le lac de Moéris, à côté duquel ce labyrinthe est construit, est une merveille encore plus grande. 

Manetho Aegyptiaca (2, fragment 34) (3ème siècle BCE): 
Petit fragment de sa liste de rois égyptiens.

"Quatrième Roi, Lamares, huit ans, il a construit le Labyrinthe dans le Nome Arsinoïte comme une tombe pour lui-même."

Diodorus Siculus (1er siècle avant notre ère): Deux passages de son histoire, livre I 61.1-2 et 66.3-6.

"Quand le roi mourut, le gouvernement fut récupéré par les Egyptiens et ils nommèrent un roi indigène Mendes, que certains appellent Mares, bien qu'il ne fût responsable d'aucun accomplissement militaire, il se fit construire ce qu'on appelle le Labyrinthe comme une tombe, un édifice qui est merveilleux non par sa taille, mais par l'habileté inimitable avec laquelle il a été construit: pour une fois, il est impossible de retrouver son chemin sans difficulté, à moins qu'on ne l'éclaire par un guide qui le connaîsse parfaitement. On dit même que Daedalus passa en Egypte et, s'étonnant de l'habileté du bâtiment, construisit pour Minos, roi de Crète, un labyrinthe semblable à celui de l'Égypte, dans lequel comme le dit le récit, etait la créature appelée le Minotaure. Quoi qu'il en soit, le labyrinthe crétois a complètement disparu, soit par la destruction de quelque chef ou par les ravages du temps, mais le labyrinthe égyptien lui reste absolument parfait dans toute sa construction jusqu'à mon temps. 
Et saisis d'enthousiasme pour cette entreprise, ils s'efforcèrent de surpasser tous leurs prédécesseurs dans la construction de leur bâtiment. Car ils ont choisi un site à côté du chenal menant au lac Moeris en Libye et y ont construit leur tombeau de la plus belle pierre, en posant une forme oblongue et un stade de taille de chaque côté (* environ 200 M de cotés), tandis que pour la sculpture et pour  l'artisanat, ils n'ont laissé aucune place à leurs successeurs pour les surpasser. Car, quand on était entré dans l'enceinte sacrée, on trouvait un temple entouré de colonnes, de chaque côté, et cet édifice avait un toit fait d'une seule pierre, sculpté de panneaux et richement orné d'excellentes peintures. Il contenait des mémoriaux de la patrie de chacun des rois, ainsi que des temples et des sacrifices qui s'y déroulaient, tous habilement travaillés dans des peintures de la plus grande beauté. En général, on dit que le roi a conçu sa tombe sur une échelle si chère et si prodigieuse que s'ils n'avaient pas pu être achevé avant sa mort, mais ils n'auraient pas été en mesure de donner à leurs successeurs l'occasion de les surpasser dans leurs exploits architecturaux.

Strabon (vers 64 av. J.-C. - CE 19): Trois passages dans sa géographie, livre 17, I, 3 et 37 et 42.

"... le nombre total des nomes était égal au nombre de tribunaux dans le Labyrinthe, ils sont moins de 30. En plus de ces choses, il y a l'édifice du Labyrinthe qui est un bâtiment tout à fait égal aux Pyramides et à proximité le tombeau du roi qui a construit le labyrinthe, au point où l'on pénètre d'abord dans le chenal, à environ 30 ou 40 stades, un site plat en forme de trapèze qui contient à la fois un village et un grand palais composé de nombreux les palais sont en nombre égal à celui des nomes d'autrefois, car tel est le nombre de cours de péristyle accolées les unes aux autres, toutes alignées et adossées à un mur, comme si l'on avait un long mur avec les cours devant Les couloirs se trouvent devant le mur, devant les entrées, ce qu'on pourrait appeler des chambres cachées, longues et nombreuses, dont les chemins se chevauchent et tournent, de sorte que personne ne peut entrer ou laisser un tribunal sans guide. Et la merveille est que les toits de chaque chambre sont faits de pierres uniques et que la largeur des chambres cachées est couverte de la même manière par des poutres monolithiques d'une taille exceptionnelle; car nulle part le bois ou tout autre matériel n'est inclus. Et si l'on monte sur le toit, pas de grande hauteur parce que le bâtiment n'a qu'un étage, il est possible d'avoir une vue sur une plaine de maçonnerie faite de telles pierres, et, si l'on redescend de là dans les cours, il est possible de les voir allongés en rangée chacun soutenu par 27 piliers monolithiques; les murs aussi sont faits de pierres d'une taille non moins grande. 
Au bout de ce bâtiment, qui occupe plus d'un stade, se trouve la tombe, une pyramide sur une base oblongue, chaque côté environ 4 "plethra" de longueur et la hauteur à peu près la même; le nom de l'homme enterré là était Imandes. On dit que la raison pour laquelle les tribunaux sont si nombreux est le fait qu'il était de coutume que tous les nomes s'y réunissent selon leurs rangs avec leurs propres prêtres et prêtresses, à des fins de sacrifice, d'offrande divine et de jugement sur les plus importants. questions. Et chacun des nomes a été déposé dans la cour qui lui a été désignée. Et au-dessus de cette ville se trouve Abydos, où se trouve le Memnonium, un palais merveilleusement construit en pierres massives de la même manière que nous avons dit que le Labyrinthe a été construit, bien que le Memnonium diffère par sa structure simple.

Pline l'Ancien (CE 23-79): Un passage de son Histoire Naturelle, Livre 36, 84-89

«Parlons aussi des labyrinthes, œuvres tout à fait extraordinaires sur lesquelles les hommes ont dépensé leur argent, mais qui ne sont pas, comme on le pense, des produits de l'imagination: il existe encore en Égypte, dans le nome d'Héraclopolite, celui qui fut construit. d'abord, selon la tradition il y a 3600 ans par le roi Petesuchis ou Tithois, bien qu'Hérodote attribue tout l'ouvrage aux Douze Rois et à Psammétique, le dernier d'entre eux, plusieurs raisons sont avancées pour le construire. le tombeau de Moeris, mais la majorité des écrivains considèrent qu'il a été construit comme un temple du soleil, ce qui est généralement accepté, mais Daedalus l'a utilisé comme modèle pour le Labyrinthe qu'il a construit en Crète. sans doute, mais il est également clair qu'il n'en a imité que la 100e partie qui contient des chemins tortueux et des passages qui s'avancent et se retirent, impossibles à négocier. En marchant, comme on le voit sur les sols en mosaïque ou les étalages donnés par les garçons sur le Campus, on y enterre souvent des portes pour séduire le visiteur et le forcer ensuite à revenir dans les mêmes sentiers sinueux. Ce fut le second à être construit après le labyrinthe égyptien, le troisième étant à Lemnos et le quatrième en Italie, tous couverts de voûtes de pierre polie, bien que le spécimen égyptien, à mon grand étonnement, ait son entrée et ses colonnes en marbre de Paros tandis que le reste est du granite d'Assouan, ces masses étant réunies comme le temps lui-même ne peut se dissoudre même avec l'aide des Héraclopolitains; car ils ont considéré le bâtiment avec une haine extraordinaire.

Il serait impossible de décrire en détail la disposition de ce bâtiment et de ses parties individuelles, car il est divisé en régions et districts administratifs qui sont appelés nomes, chacun des 21 nomes donnant son nom à l'une des maisons. Une autre raison est le fait qu'il contient également des temples de tous les dieux de l'Egypte, tandis que Némésis a placé dans les 40 chapelles du bâtiment de nombreuses pyramides de 40 aunes couvrant chacune une superficie de 6 arourae avec leur base. Les hommes sont déjà fatigués de voyager quand ils atteignent ce labyrinthe déroutant de chemins; en effet, il y a aussi des chambres hautes élevées auxquelles on accède par des rampes et des portiques d'où l'on descend sur des escaliers de 90 marches chacun; à l'intérieur sont des colonnes de porphyre impérial, des images des dieux, des statues de rois et des représentations de monstres. Certaines des salles sont disposées de telle manière que lorsqu'on ouvre la porte, il y a un bruit de tonnerre; de plus on passe à travers la plupart d'entre eux dans l'obscurité. Il y a encore d'autres bâtiments massifs à l'extérieur du mur du Labyrinthe; ils les appellent "l'Escadre". Ensuite, il y a d'autres chambres souterraines faites par des galeries d'excavation dans le sol. Une personne n'a fait que des réparations là-bas - et elles étaient peu nombreuses. C' était Chaermon, l'eunuque du roi Necthebis, 500 ans avant Alexandre le Grand. 

Pomponius Mela (1er siècle de notre ère): Un passage dans sa chorographie, livre I, 9, 56.

"Le bâtiment de Psammetich, le labyrinthe, comprend dans le circuit d'un mur ininterrompu 1000 maisons et 12 palais, est construit en marbre et est couvert de la même matière. d'innombrables chemins, qui ont de nombreuses circonvolutions tordant ici et là, mais qui  causent une grande perplexité tant à cause de leurs sinuosités continuelles qu'à cause de leurs portiques qui inversent souvent leur direction, parcourant sans cesse les cercles les uns après les autres et retournant des pas aussi loin qu'ils sont allés en avant avec le résultat que le Labyrinthe est bourré de confusion en raison de ses méandres perpétuels, bien qu'il soit possible de se dégager. "

Les découvertes archéologiques montrent que le site fut occupé continuellement jusqu'au 7ème siècle. 

Malheureusement aujoud'hui il ne reste plus grand chose de conservé en surface ,du moins,  de ce qui etait certainement l'une des plus grandes réalisations en Egypte antique. 

[Corpus des sources antiques : http://www.labyrinthofegypt.com]

30. avr., 2017

Jean-Paul GREMILLIET Propos recueillis par Étienne DUCHENE « Une carrière » Édition l’Atelier de la Mémoire, 2014, 252 pages, ISBN 978-2-915682-36-6  - extraits

Nous voilà partis en Égypte, où j’étais déjà allé, en touriste. J’y avais été impressionné par les pyramides, le musée du Caire, tous les monuments, et surtout par le travail du granit. J’avais également visité près d’Assouan le site de l’obélisque inachevé.

Je m’intéressais à tout ce qui concernait, de près ou de loin, les roches et les minéraux. En Égypte, j’étais copieusement servi ! Je n’étais pas seulement impressionné par les monuments eux-mêmes, mais aussi par le génie des hommes qui les avaient érigés. Au-delà, j’étais très intrigué par les méthodes d’extraction et de taille, sachant que la plupart des monuments dataient de plus de mille ans avant notre ère. J’avais entendu jusque-là de nombreuses théories, dont celle des coins en bois. Je n’y ai jamais cru, parce que, de toute ma vie, je n’ai jamais rencontré un seul carrier capable d’éclater un bloc de granit avec un coin en bois gonflé d’eau ou gonflé par le gel. Malheureusement, cette légende est restée ancrée dans les esprits. Elle vient sûrement de très loin, et pourquoi pas des spéculations faites par les égyptologues ? Plus sérieusement, autour de l’obélisque inachevé, j’avais remarqué des restes de charbon de bois. Et qui ne provenaient pas des barbecues des touristes ! En parcourant une centaine de mètres, un peu plus loin, le sable redevenait tout blanc, ce qui montrait que le charbon de bois était utilisé uniquement sur le lieu d’extraction, et que par conséquent les carriers, pour éclater la roche, utilisaient le feu. Ils versaient de la braise sur la pierre pour la chauffer le plus fort possible, puis aussitôt la braise écartée, ils y versaient de l’eau. Il se créait immédiatement un choc thermique qui fragilisait la surface qu’on pouvait alors peler avec les outils de l’époque. L’inconvénient du choc thermique est de provoquer des fissures aléatoires, qui se propagent parfois assez loin dans la masse de granit. C’est pourquoi, sur l’obélisque de la Concorde ou sur certaines statues, on voit la pierre s’écailler et s’éroder plus vite à certains endroits. Pour essayer de convaincre, j’avais ramené de ce voyage quelques échantillons de charbon de bois et je voulais les faire dater au carbone 14. Je voulais aussi faire un écrit, entrer dans le milieu plutôt fermé des égyptologues… Je trouvai chaque fois porte de bois ; avec tous ces pontes, il était impossible d’amorcer un dialogue. J’étais pourtant persuadé d’avoir raison. Depuis, j’ai vu des reportages où la théorie de la taille par le feu grâce au charbon de bois non seulement est admise, mais est reprise comme une évidence ! D’après les recherches, le bois était de l’eucalyptus, qui poussait en quantité largement suffisante en Égypte à l’époque de Ramsès. L’utilisation du feu étant prouvée, je restais très têtu sur la question du fer, dont j’étais persuadé qu’il était utilisé par les tailleurs de pierre en Égypte, après avoir fragilisé le granit par choc thermique, et à ce sujet j’avais entrepris quelques recherches personnelles. En 1982, tous les égyptologues ou autres docteurs en archéologie débitaient ce que je considérais comme des sornettes. Ils nous disaient que les Égyptiens taillaient le granit avec des outils en bronze, car ils ne disposaient pas de fer… Comment tailler le granit d’Assouan, une roche très dure, si l’on n’avait pas de fer ? Avec du bronze, c’était impossible. Or sur la carrière de l’obélisque inachevé, entre autres, le granit est piqueté, et l’on voit des traces de mortoises faites par des outils au bout pointu, au fond desquelles on peut remarquer des traces de fer oxydé. Si l’on regarde l’obélisque de Louxor à Paris, on constate que les ciselures sont extrêmement fines. Les Égyptiens ont donc utilisé de très bons outils, certainement en fer, et des carriers qui étaient des experts ! Il est certain qu’à l’époque de Ramsès il n’y avait pas de fer en Égypte, ce qui d’ailleurs handicapait le pharaon dans ses combats contre les Hittites, qui possédaient des armes en fer, et avec lesquels les conflits étaient fréquents. Les gisements de fer des Hittites contenant du carbone, ils arrivaient même à en faire un acier très dur. Les hasards de la guerre et de la diplomatie, et probablement l’intérêt réciproque bien compris des deux parties, amenèrent Ramsès, père de nombreux enfants, à marier une de ses filles à l’un des rois hittites. La paix revint, et cette alliance donna l’accès au fer aux artisans égyptiens. Restait à expliquer pourquoi, dans les fouilles en Égypte, on ne retrouvait pas de fer. À cette époque, les ouvriers tailleurs de pierre étaient très spécialisés. Ils devaient, comme le faisaient encore il y a peu les ouvriers italiens  dans la taille de la pierre, venir au travail avec leur propre caisse à outils et repartir avec une fois le travail terminé. Le fer était un métal précieux ; celui dont on ne se servait plus devait être recyclé, effaçant ainsi les traces de son existence. Au cours d’une de mes visites touristiques, un égyptologue donnait aux soixante passagers du bus qui nous emmenait d’un site à l’autre des explications sur la taille du granit avec des outils en bronze. Mon sang ne fit qu’un tour. Avec mon sens habituel de la diplomatie, je l’arrêtai tout net : « C’est mon métier, ce que vous dites n’est pas possible. » Il se braqua et répondit : « J’ai fait des études, je sais de quoi je parle. » Ce à quoi je rétorquai : « Les études, c’est bien beau, mais si ce qui est écrit dans vos livres est faux, vous ne faites que répéter les erreurs. On ne taille pas le granit avec du bronze. » Les autres touristes, ébahis, comptaient les points ! Tout de même, je n’avais peut-être pas perdu mon temps, car l’idée fit son chemin. Quelque temps plus tard, Jean Adami, granitier vosgien bien connu, était allé lui aussi en Égypte pour le tourisme. Au retour, il me dit : « Tiens ! J’ai entendu parler de toi ! » Les outils en fer n’étaient pas seuls à être utilisés. Il est certain que des boules de diorite, une roche plus dure que le granit dont il existe un filon sur les bords du Nil, servaient elles aussi à écraser la pierre. Dans un reportage fait par des Américains, on soutenait que les Égyptiens prenaient ces boules à pleines mains pour frapper le granit. On imagine des hordes d’Égyptiens à quatre pattes en train de frapper le granit avec leur boule tenue à la main… Impossible ! Sauf à mettre des centaines d’années et à mobiliser une armée d’ostéopathes pour leur remettre le dos en place. La solution crevait les yeux ; les exploitants de la carrière avaient dégagé une grande surface verticale qui était auparavant masquée par des gravats. Il y figurait une fresque montrant un Égyptien debout avec une boule fixée sur un manche. C’était pourtant facile à comprendre : l’ouvrier restait debout, soulevait la boule de diorite grâce au manche et la faisait retomber en accompagnant le mouvement, tout simplement ! 

Note Perso : Un leçon magistrale donnée par un carrier professionnel . Merci à vous Mr Gremilliet ! 

22. févr., 2017

Les pierres de parement de la grande pyramide de Gizeh , supposés etre des blocs de calcaires blanc naturels issus et taillés de la carrière de Tourah ... serait egalement des pierres artifcielles reconstituées / réagglomérées...

 

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En effet les échantillons provenant du revêtement extérieur de la pyramide de Khéops présentent une concentration en silicium et en magnésium bien supérieure à celle des échantillons de la carrière de Tourah dont ils sont censés avoir été extraits. 

Ce qui prouvent que ces blocs de parement n'ont pas été extraits tel quel et acheminés sur le parement exterieur de l'edifice,  mais putôt que le calcaire de Tourah a été aglomméré avec d'autres composants , liants.  Et certainement coulés dans des coffrages , damés et solidifiés sur la pyramide directement.   

De plus certains microconstituants, tels le silicate de magnésium, n'ont pas cristallisé comme dans des pierres naturelles.

Il convient de préciser que les prélèvements officiels en vue de demontrer sur un large echantillonnage le recours à des pierres artificelles par les batisseurs de la IV eme dynastie n'etant pas autorisés... les resultats ont été obtenus sur un petit nombre de prelevements "non autorisés" donc... à l'initiative de quelques scientifiques et quelques égyptologues, lassés sans doute qu'on fasse obstruction à leurs recherches.

@HistoireSecrete  Fevrier 2017

Aime bien Historique des recherches concluant a l' utilisation de pierres artifcielles / réagglomrées sur les pyramides de Gizeh - Source passion-egypte.fr

1979 : Le chimiste français Joseph Davidovits défend la théorie de la pierre agglomérée.

1992 : Le physicien belge Guy Demortier entreprend des recherches qui l'amènent à adhérer à cette thèse.

2001 : La géologue Suzanne Raynaud et l'égyptologue amateur Joël Bertho réalisent une étude (relatée par Science et Vie) soulignant un certain nombre d'anomalies dans les échantillons prélevés sur plusieurs pyramides.

2006 : Les physiciens Michel Barsoum et Gilles Hug publient à leur tour une étude en décembre 2006.