9. juin, 2014

Nausica raconte nous ton pays

Pour voyager en Phéacie nous avons deux guides : Homère , l' aède aveugle et La belle princesse Nausica, fille du Roi Alcinoos

Oh princesse Nausica , arrière petite fille de Poséidon, fille d' Alcinoos qui reigne sur les peuples phéaciens. Toi jeune vierge aux beaux yeux à la taille élégante et aux formes divines parle nous de ton beau pays que nous connaissons sous le nom de Santorin, de tes peuples que nous appelons "minoens" ... soit notre guide , nos yeux , notre coeurs et notre mémoire.

Nausica : " Je vais déjà vous parler de qui sont nos peuples "

 

Mes peuples habitaient jadis les vastes plaines d'Ypérée,
situées près des demeures des Cyclopes, de ces hommes orgueilleux
et redoutables qui les accablaient de maux parce qu'ils leur étaient supérieurs en force.

Par notre origine nous nous rapprochons autant des dieux que les cyclopes et la race farouche des géants.

Làs des batailles et persecussions, et comme nous etions déjà de fameux marins , nos sages ont choisi l 'exil par la mer pour vivre et prosperer en paix. Nausithoüs le père de mon père , guida nos peuples dans l'île de Schérie, loin de ces hommes mauvais.
Il construisit une enceinte pour la ville,éleva des palais pour les hommes,
des temples pour les dieux, et fit le partage des terres entre ses fils.

Nous possedons ce pays , cette ile ronde comme un bouclier aux montagnes ombragées
d'arbres. il n'est point encore né, et il ne naîtra jamais,  celui qui oserait venir dans mon pays pour y porter la guerre car nous sommes chéris des dieux immortels et enfants de Poséidon.
Nous habitons, séparés de tous, cette île située vers les confins du monde,
au sein de la mer mugissante ; et nul peuple ne vient nous visiter hormis les étrangers égarés.

Mon peuple ne construit ni arc ni carquois , il préfère construire des bateaux légers et rapides sur lequels nos navigateurs illustres sillonnent joyeusement et inlassablement l'immensité de la mer.

Autant nos hommes surpassent tous les hommes du monde dans l'art de diriger
les rapides navires sur la mer , autant nos femmes l'emportent sur toutes les autres femmes  du monde par leur adresse à tisser et par l'excellence de leurs tissus.

Sache étranger  que si nous n'excellons pas au pugilat et à la lutte, nous sommes très agiles à la course , que nous aimons les somptueux festins, les sons mélodieux de la lyre, les danses, les parures nouvelles, les douces chaleurs du bain et les plaisirs de l'amour !

 

Nausica : Maintenant je vais vous parler de notre capitale

 

Dans notre capitale , ceinte de hautes et longues murailles garnies de gigantesques pieux , il y a des hommes et des femmes qui habitent de belles et hautes demeures , et qui cultivent les champs. Il y a des palais pour chacun de nos 12 illustres chefs mais le plus grand , le plus haut et le plus admirable est celui de mon père , le roi supreme du paysau dessus de ces chefs.

Il y a biensur un beau port  de chaque coté de la ville ,dont les entrées sont étroites, et qui renferment cependant de nombreux navires rangés avec ordre : chaque habitant a, dans ce port, un abri particulier pour son vaisseau. 

Et au coeur de la ville tout autour de notre magnifique temple de Poséidon
s'étend une place pavée de grosses pierres profondément enfouies dans le sol. C'est la place publique où s'assemblent les chefs du peuple et ou s'organise le travail du port et des constructions navales.

Enfin il y a un jardin , fermé par une enceinte. Là croissent des arbres élevés et verdoyants, des poiriers, des grenadiers, des pommiers,des figuiers et des oliviers toujours verts ; ces arbres sont chargés de fruits toute l'année, et ils en portent pendant l'hiver comme pendant l'été. Nous sommes fiers egalement de notre vigne qui nous donne un fameux vin , et à l'extremité de ce jardin des espaces réguliers sont remplis de diverses plantes potagères qui fleurissent constamment. En ces lieux coulent deux fontaines ; la première répand ses eaux limpide à travers le jardin ; la seconde serpente à l'entrée de la cour, près du palais élevé  de mon père: c'est là que notre peuple vient puiser l'eau.